Capelan, « Lou Pescadou », « Le Med » Un café bar restaurant pour personne ?

Un café bar restaurant « Pour tous » titrait Var Matin en octobre 2017, nous sommes maintenant en juin 2018 et nous pourrions intituler cet article « Un café bar restaurant pour personne ».

Lors de la délibération N°1 du conseil municipal du 27 octobre 2017, la municipalité par la voix de Mme AYMES, élue en charge du dossier, se vantait qu’après analyse des offres et négociations faisant suite à l’appel d’offre lancé le 20 février 2017, la commission avait donné un avis favorable à la SARL PMB, qui présentait toujours selon le Maire, l’offre la plus avantageuse économiquement.

Il a donc été signé un bail commercial entre la commune et la SARL PMB comprenant un droit d’entrée d’un montant de 50 000€ TTC et un loyer annuel d’un montant de 41500€ TTC.

Ce bail a été attribué pour une durée de 12 années.

Annoncé également comme vous pouvez le lire sur l’article de Var matin d’octobre 2017, des travaux chiffrés et à la charge de la SARL d’un montant de 800 000€. Le maire par la voix de Mme AYMES annonçait donc la création de deux établissements distincts, un restaurant gastronomique et un bar «  loundge ». Le prestataire, dans son cahier des charges, s’est engagé à ouvrir sept jours sur sept, toute l’année et à créer une trentaine d’emplois nous assurait la municipalité.  Le prestataire espérait à l’époque pouvoir être prêt pour le grand prix de formule 1. De quoi « redynamiser le site du Capelan ».

Le permis de construire a été attribué en janvier dernier, mais voilà, depuis, pas un coup de marteau, pas l’ombre d’un ouvrier et encore moins des deux établissements. Il semble que de l’amiante ait été décelée et le désamiantage effectué par la commune. Nous tenons là, sans doute un premier point du manque de préparation de ce dossier, qui a fait l’objet de plusieurs lancements d’appels à projet depuis 3 ans.

Alors que le grand prix de formule 1, se tiendra maintenant dans 24 jours, force est de constater, que la SARL PMB n’est pas prête. J’avais évoqué à l’époque la forte improbabilité d’une ouverture annuelle avec une trentaine de salariés, à un endroit où le stationnement est pour le moins problématique. Un problème qui a sans doute fait l’objet d’une négociation entre la commune et le prestataire et qui nous interpelle. En effet le fameux projet de parking du Capelan tombe très bien, non ? Nul doute que très prochainement, alors que le silence sur ce projet de parking est assourdissant depuis des mois, que celui-ci, refasse surface et soit engagé par le maire de Bandol. Un parking sur un site remarquable et remarqué, que ce soit par les Bandolais ou les Touristes. L’un des derniers espaces verts de notre commune. Un cadre idyllique, que le maire de Bandol et sa majorité souhaitent dénaturer au profit d’un parking. Il est même possible que des places y soient réservées pour l’établissement. Peut-être un deuxième point qui pourrait expliquer le retard à l’allumage du projet « Lou Pescadou et le Méditerranée »

La commission, les élus et le maire ont-ils fait le bon choix ? en attribuant l’exploitation de ce secteur à ce prestataire, nous pouvons légitimement nous poser la question.

En effet d’autres propositions avaient été faites, sans doute moins ambitieuses, mais certainement plus réalistes. Nous pouvons par exemple citer le dernier exploitant des lieux, qui avait déposé lui aussi un projet, avec un établissement ouvert à l’année,  et, un deuxième, ouvert que 6 mois. Le dernier exploitant, avait également demandé en octobre 2016, à pouvoir continuer à exploiter les lieux, via un bail précaire jusqu’à l’attribution du marché, mais cette demande a été refusée. Dommage, car un bâtiment occupé est de fait entretenu et la commune s’est également privée d’un revenu. La commune n’a t-elle pas cédée un peu vite au chant des sirènes ?

Le résultat est là, les bâtiments non occupés se dégradent plus vite, laissant un spectacle bien déplorable. Nous n’osons imaginer l’état des bâtiments, dans lesquels l’eau s’engouffre par la toiture mal bâchée.

 

 

Même si l’accès est interdit par des barrières, nous avons eu l’occasion de constater que certains passaient outre.  Cette situation est dangereuse puisque les gardes corps, ont été démontés.

 

 

 

 

Une fois de plus et pour l’instant, le maire de Bandol nous a vendu du rêve et nous ne pouvons que déplorer l’état désastreux des lieux, laissés à l’abandon, donnant une fois de plus, une image de désolation, que les riverains et les touristes déplorent, mais doivent supporter.