Travaux du quai De Gaulle. Triste réalité de la gestion approximative des dossiers de la ville par l’équipe municipale sortante et du total isolement de Bandol.

Subvention des travaux du quai De Gaulle

Triste réalité de la gestion approximative des dossiers de la ville par l’équipe municipale sortante et du total isolement de Bandol.

Une fois de plus le maire de Bandol aurait appris, par les réseaux sociaux, la baisse de la subvention attribuée aux travaux du quai De Gaulle dans le cadre du C.R.E.T, par la région (contrat régional d’équilibre territorial) et sa répartition en fonction des projets par l’agglomération Sud Sainte Baume. Cela prouve, s’il en était encore besoin, le manque évident de sérieux dans le suivi des dossiers et son comportement isolationniste. Il est vrai qu’il semble passer plus de temps sur les réseaux sociaux, qu’à créer du lien, que ce soit avec l’Agglo ou les autres administrations.

Une fois de plus, ce n’est pas sa faute, sauf qu’au vu des éléments donnés dans var matin, nous n’avons aucune raison de douter de la parole du Président de notre Agglomération. Il suffit de voir de quelle manière sont montés, suivis et présentés les dossiers de subventions de la ville en conseil municipal, pour saisir d’où vient l’éventuel problème.

Depuis des mois nous expliquons aux Bandolais que ce projet de requalification du quai De Gaulle avait été très mal préparé, aussi bien d’un point de vue technique, que financier et surtout réalisé dans l’urgence électorale, notamment dans un article de janvier 2018 où nous constations déjà, que les comptes n’étaient pas bons. https://mailchi.mp/d93c68a0998a/plan-prvisionnel-de-financement-de-la-requalification-du-quai-de-gaulle-le-compte-nest-pas-bon

Nous notions au sujet du plan de financement de la présentation de l’action du projet de restructuration du quai de Gaulle, présenté par le maire : « Ce plan de financement, annonce également une participation ubuesque de la région à hauteur de 1 937 000€. Hors, nous savons que le Conseil régional a accordé lors de sa séance plénière du 15 décembre 2017 et dans le cadre du Contrat Régional d’Équilibre Territorial (CRET) un financement de 750 000€.

Il manquait donc déjà ! à l’époque déjà 1 187 000€. »

En conseil communautaire du lundi 18 décembre 2017, M. Ferdinand Bernhard Président de l’agglomération explique clairement (vidéo ci-dessous) qu’il avait été nécessaire de « bousculer » un peu Bandol, pour que nous puissions obtenir un financement, même si le dossier n’était pas complet. Il explique également que l’attribution des subventions ferait l’objet d’une clause de révision dans les 18 mois. Étonnant de voir le Maire sortant aujourd’hui, faire comme s’il découvrait les choses. Lors de ce conseil communautaire, il n’a pourtant rien objecté aux faits.

Vidéo consultable sur le site ASSB

Dans l’article du jour de Var matin, le Maire sortant avoue lui-même, que les modifications dans la répartition de cette subvention passant de 750 000€ à 650 000€ ont été votées par l’ensemble des Maires de l’agglomération.

La révision de la répartition des subventions votée démocratiquement par les vice-présidents n’avait que pour objectif d’équilibrer les choses entre les différentes communes portants des projets. Mais il semble que la démocratie n’ait de justification, aux yeux du maire sortant que lorsque celle-ci, lui est favorable.

Il ne fait, hélas, que confirmer l’incompétence de cette équipe municipale à défendre ses projets, dans la gestion administrative de la ville et les rapports humains qui doivent être la base de tout échange.

Les Bandolais sont en droit et attendent avec impatience de connaître le coût réel des travaux de réaménagement du quai De Gaulle et de quelles manières ils sont exactement financés (autofinancement, emprunts, subventions attribuées).

Les Bandolais savent déjà hélas, qu’une partie le sera par les économies faites sur notre cadre de vie, les animations et la propreté de notre station balnéaire.

Pour en savoir plus :

Le Contrat Régional d’Équilibre Territorial c’est quoi ? (Source Région Sud)

Permettre, sur la totalité du territoire régional de mettre en œuvre des politiques d’aménagement et de développement dans une logique d’égalité entre les territoires. Ainsi, le montant alloué par la Région Sud à ces contrats (environ 370 millions d’euros) a entraîné un financement global de près de 2 milliards d’euros pour des projets au plus près des besoins des habitants.

Au-delà des enjeux financiers qu’ils représentent, les CRET sont désormais les outils privilégiés pour la mise en œuvre du Plan Climat « Une COP d’avance »

Dès lors, le renouvellement des CRET vers des « Contrats régionaux d’Equilibre Territorial deuxième génération » intègre des évolutions significatives de cette politique contractuelle, qui porte un niveau d’exigence environnemental plus élevé.

Les projets doivent donc prioritairement conforter les centralités affichées dans le SRADDET et veiller à un développement harmonieux des territoires sous pression :

  • Espaces les plus métropolisés : recentrer le développement
  • Espaces sous influence métropolitaine : maîtriser le développement
  • Espaces d’équilibre régional : organiser un développement équilibré

L’ensemble des projets composant les programmations CRET doivent également présenter un aspect environnemental majeur, suffisamment exigeant pour permettre la mise en œuvre de projets réellement vertueux.

Il s’agit de décliner dans le contrat les priorités régionales constituant des enjeux majeurs pour le territoire bénéficiaire de la politique contractuelle. Les projets éligibles doivent donc répondre à un rayonnement territorial de portée intercommunale et être stratégiques au regard du Plan Climat en répondant à des critères de durabilité. 

En Région Sud, les bâtiments tertiaires représentent 22% des surfaces bâties mais 30% des consommations énergétiques. Pour les communes, par exemple, ils représentent 76% de la facture énergétique. Les acteurs publics ont un rôle d’exemplarité à jouer.

Les programmations annexées à ces nouveaux contrats reprennent clairement les axes du Plan Climat : une Région neutre en carbone ; un moteur de croissance ; un patrimoine naturel préservé ; bien vivre en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Cette évolution exigeante et qualitative des CRET de deuxième génération permet de porter les priorités de la Région à la fois dans les stratégies, les programmes et les opérations des territoires, elle offre une lisibilité nouvelle à sa politique contractuelle et incite les territoires à s’engager dans une politique active de transition énergétique.