Budget, Autant en emporte le vent !

À un jet de pierre des élections municipales des 15 & 22 mars prochains le maire sur le départ peut conformément à l’article L.1612-1 du CGCT sur autorisation de l’organe délibérant, engager, liquider et mandater des dépenses d’investissement dans la limite du quart des crédits ouverts au budget de l’exercice précédent.

La main mise, organisée par le maire sur le départ lors du conseil municipal de ce jour concernant le budget de l’an prochain, est l’expression d’un authentique mépris pour le scrutin des 15 & 22 mars prochains.

À la lecture des postes concernés, le moins que l’on puisse dire c’est que la seule urgence pour le maire sortant est électorale afin d’éviter un bilan proche du néant. Le constat est simple. Il n’a rien fait pendant 5 ans et se précipite dans des projets qu’il ne considère que comme des bouées de sauvetage électorales, en prenant soin de laisser la facture à la prochaine municipalité. C’est vrai pour le son et l’éclairage du théâtre Jules Verne, c’est vrai pour l’achat de vidéoprojecteurs etc, etc…Mais il avait 5 ans pour le faire !

Sauf à comprendre que le Maire sur le départ, s’en va telle la semeuse tenter d’amadouer de potentiels électeurs. 

Ce qui pourrait expliquer les 350 000€ engagés sur le prochain budget pour la façade de l’Église, les 1 400 000€ pour le Quai De Gaulle qui ressemble de plus en plus aux tonneaux des danaïdes.

Rien ne dit à ce jour, que les électeurs lui renouvelleront leur confiance. Certains signes laissent comprendre qu’avec au moins 4 candidats opposés à lui, le maire sur le départ ne fait pas l’unanimité à Bandol. Fort de ce constat, si le maire sur le départ était respectueux des bandolaises et des bandolais, si la démocratie était autre chose qu’un vague concept pour lui, il n’engagerait pas le budget de la commune au-delà du 22 mars 2020.

Mais, il a le droit me direz-vous, c’est vrai ! Mais il n’a pas le droit  d’hypothéquer la commune au seul bénéfice de ses relations publiques,  à une encablure des élections municipales. N’oublions pas de préciser que ces dépenses « de dernière minute » devront être payées par quelqu’un et tout laisse croire que ce sera avec les futurs impôts des bandolaises et des bandolais.

Les personnes attachées à notre Église,  les promeneurs du Quai De Gaulle ne sont pas dupes de ces petites manœuvres politiciennes. Dans une large majorité, ils souhaitent un changement à Bandol, ils nous le disent ! Nous nous attacherons, dans les prochaines semaines, à leur donner raison.

Seul on va plus vite, Ensemble pour Bandol nous irons plus loin.