Le Social et l’économie ne sont pas incompatibles.

En cette période électorale, le social est le thème préféré du monde politique. À quelques mois des élections, les politiques remplacent le filet de dinde par du magret … de poulet, mais pas grand-chose sur la place de nos anciens dans la vie de la cité tout au long de l’année.

Les sortants promettent aux associations tout ce qu’elles n’ont pas eu ces dernières décennies, surtout en cette période où il est de bon ton de croire au Père Noël !

Le politique canalise toute son énergie pour éclairer de « mille lumières » le tissu économique de Bandol. Faudrait-il encore qu’on le sache à l’extérieur de Bandol et que les varois aient envie de venir ou de revenir à Bandol.

Le politique inaugurera à tour de bras une promenade par ci, un rond-point par là. Mais rien sur l’approche globale d’un schéma d’urbanisme, de déplacement inter-urbain et extra-urbain.

La liste est longue malheureusement non exhaustive et ne doutons pas de l’imagination de l’équipe municipale pour trouver de nouveaux leurres.

Ne comptez pas sur moi pour participer à cette farandole de bonnes intentions qui pavent l’enfer. Je ne prendrai devant vous qu’un seul engagement : primum non nocere que nous traduirons par : d’abord ne pas nuire.

Ne pas nuire au tissu social, tout mettre en œuvre pour retrouver la voie de l’apaisement et le chemin de la concorde.

Il est inacceptable que, par convenance personnelle, le Premier Magistrat de la ville représentant de TOUS les bandolais, ne communique plus avec le Président de la Communauté d’agglomération.

Il est inacceptable que des associations animées par des bénévoles le plus souvent, n’aient pas un minimum de considération et de respect de la part de la commune.

Il est inacceptable qu’au sein d’une ville de moins de 10 000 habitants la cohésion sociale soit devenue un lointain souvenir.

Il est inacceptable de sacrifier du chiffre d’affaires des commerçants, pour des travaux dont nous reparlerons dans 10 ans, sans prendre l’avis des premiers concernés.

Il est inacceptable que nos anciens n’aient pas intra-muros santé, loisirs, téléassistance …

Il est inacceptable que nos enfants n’aient pas un véritable accès à la culture, à l’art, à des espaces verts propres et sécurisés. Notre rôle est bien de donner à nos enfants une égalité des chances.

En matière sociale vous l’aurez compris mon objectif n’est pas de vous vendre de la poudre de perlimpinpin mais de prendre l’engagement solennel, si je suis élu, de tout mettre en œuvre pour que dans nos rapports quotidiens entre bandolaises et bandolais, commerçants,  enfants,  citoyens … la bienveillance, la mansuétude, l’altruisme retrouvent leur place.

Cela passe par des conseils municipaux qui auront lieu à une heure permettant aux bandolais qui travaillent, de pouvoir y participer.

Cela passe par le respect et l’écoute attentive du monde associatif. Ne nous limitons plus à une ligne budgétaire. Le tissu associatif vaut beaucoup plus que cela dans la vie de notre cité. Plus qu’une subvention, nous proposerons à TOUTES les associations une synergie qui se veut dynamique et attractive.

Cela passe par un peu de modestie. Accepter de s’enrichir d’autres réalisations, dans d’autres villes, pour autant qu’elles soient couronnées de succès comme c’est le cas à La Seyne-sur- mer où la ville et la CAF ont signé une convention territoriale globale pour une offre de services aux familles toujours plus adaptée. 

Cette Convention Territoriale Globale CTG fédère les acteurs du territoire pour une action plus efficace et complémentaire sur l’ensemble des prérogatives de la famille. Là, encore, le dialogue et le respect des autres sont des atouts que le maire sur le départ ne possède pas.  Sinon, pourquoi rien de semblable n’a été mis en place à Bandol dans les 6 dernières années ?

Cela passe par une réelle volonté de renforcer l’accueil des enfants en situation d’handicap dans nos écoles. Si chaque projet d’école et d’établissement doit comporter un volet sur l’accueil et les stratégies d’accompagnement des élèves, à besoins éducatifs particuliers.

Nous devons et pouvons faire mieux que ce qui existe actuellement à Bandol, en consolidant les dispositifs existants. Nous devons renforcer la personnalisation de scolarisation et les aménagements et adaptations nécessaires pour la scolarisation de ces élèves.

Cela passe par la mise en place d’une véritable politique culturelle en direction de toutes les tranches d’âges.

Cela passe par un entretien et une sécurisation des espaces dédiés à notre jeunesse.

Cela passe par une prise en compte de la « Silver Économie » La France comptera 24 millions d’habitants âgés de 65 ans et plus d’ici un demi-siècle, soit deux fois plus qu’aujourd’hui.

Le nombre des 85 ans et plus va, quant à lui, presque quadrupler, en passant de 1,4 à 4,8 millions en 2050. Notre espérance de vie est en augmentation constante et implique d’anticiper les besoins des populations les plus avancées en âge et de repenser, dès à présent, notre modèle social à Bandol comme ailleurs.

Un double objectif justement poursuivi par la loi du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement, qui s’efforce de préparer cette transition démographique avec pour ambition d’offrir aux personnes âgées les moyens de la plus large autonomie.

La « silver économie » à Bandol aussi ! Un phénomène pris très au sérieux et qui désigne toutes les initiatives dédiées aux seniors. Avec l’objectif assumé de leur maintien à domicile, grâce à cette économie qui  apporte son lot de solutions technologiques et innovantes ainsi que la modernisation des logements, domotique, téléassistance et télémédecine… Il est aujourd’hui très facile de gérer automatiquement l’ouverture et la fermeture des portes et fenêtres, de programmer les appareils électroménagers, ou encore, de s’assurer de la sécurité d’un proche même à distance.

Mais, au-delà de sa dimension purement sociale et solidaire, les membres d’ « Agissons ensemble pour Bandol » défendent aussi le fort potentiel de cette économie. Penser des prestations, des services et des produits à destination des seniors implique en effet de concevoir des biens, de mobiliser des personnels, et donc de créer de nombreux emplois, à Bandol comme ailleurs. Le Ministère du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social estime d’ailleurs que les seules activités liées au vieillissement pourraient engendrer près de 350 000 nouveaux postes en France d’ici à 2025 ! Un gisement de croissance susceptible de profiter à Bandol, à la Communauté d’agglomération Sud Sainte Baume et à l’ensemble de ses acteurs économiques.

Les applications sont si larges qu’elles concernent presque tous les secteurs économiques actuels : les entrepreneurs du bâtiment, du numérique, des énergies, de l’agro-alimentaire, de la formation, des transports… Tous peuvent contribuer à son développement et profiter bien sûr, de ses retombées. La « silver économie » est une opportunité que Bandol ne manquera pas si vous nous faites confiance les 15 et 22 mars prochains. La ville sera organisatrice d’un service de téléassistance, elle multipliera les actions en faveur du « bien vieillir » et, par extension, de l’attractivité économique de notre territoire.

Seul j’irai plus vite Ensemble pour Bandol nous irons plus loin.

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