PORT / SOGEBA

Le port de Bandol avec ses 1700 anneaux est un atout formidable pour la ville et notre territoire.

Le premier élément qui interpelle lorsque l’on se penche sur les résultats financiers c’est que notre port ne dégage pas les bénéfices que nous sommes en droit non seulement d’’espérer, mais d’attendre. Preuve que sa gestion actuelle n’est pas efficace. Notre port est un outil économique et son activité doit être interprétée comme commerciale. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’offre et les prestations de services sont inadaptées tout comme sa gestion budgétaire.

Il sera nécessaire dès le début du mandat, de procéder à des audits. Tels que :

– Les finances. Rappelons que l’exploitant doit verser à la commune la somme annuelle et fixe de 610 000 Euros. C’est bien, mais l’exploitant doit pouvoir faire mieux.

Rappelons que le PDG est rémunéré et qu’en conséquence, une obligation de résultats et d’objectifs devrait être liée à son activité.

Cet audit permettrait d’avoir une vision claire de la situation financière réelle de notre port.

– La gestion des places. Nous sommes sans doute le seul port qui est incapable de donner à l’instant « T » le nombre de places disponibles. C’est particulièrement gênant en période estivale pour installer les bateaux de passage.

– L’attribution des places et la gestion de la liste d’attente.

Il n’est pas inopportun d’envisager et de réfléchir à un réaménagement de quelques emplacements pour permettre d’attirer visuellement les touristes et donner une vision agréable du port depuis les terrasses du quai. Le port est aussi, ne l’oublions pas une vitrine et une porte d’entrée de notre ville.

– L’infrastructure. Le port souffre d’un manque d’entretien évident et les installations sont insuffisantes et/ou dégradées. Nous y remédierons.

L’aire de carénage, la station de carburant et les pannes seront inspectées pour permettre une évaluation :

Des risques

Des travaux à réaliser

Des équipements liés à l’eau, l’électricité, l’évacuation des déchets.

Des conséquences de nos activités sur l’environnement

– Le personnel. Actuellement en nous basant sur les documents que la commune veut bien nous donner, la SOGEBA emploie 16 personnes. Il conviendra de déterminer si ce nombre est adapté à l’activité et reparti convenablement.

Le port doit être redynamisé, modernisé. Nous réformerons sa gestion interne ainsi que celle des places. Il est urgent de remédier aux nombreux problèmes structurels.

La fête foraine ne sera plus présente sur le quai d’honneur et nous modifierons les règlements pour faciliter la vie et sécuriser les différents utilisateurs qu’ils soient particuliers ou professionnels. Nous supprimerons la clause imposant au conjoint survivant de libérer sa place. Nous sécuriserons les entreprises du secteur, le dialogue sera permanent avec toutes les associations en lien avec le port et les activités nautiques ainsi qu’avec les professionnels de la mer. Nous organiserons des réunions régulières.

Fin des amodiations au 31 décembre 2021

Nous ne pouvons que regretter le manque d’anticipation de la municipalité sortante à ce sujet qui plonge les amodiataires dans le doute et qui a provoqué et provoque encore de nombreux départs.

Les, pratiquement, 500 places du port amodié ne pourront pas revenir au port « public » En effet les amodiataires ne peuvent être prioritaires et cela reviendrait à les exclure tout simplement ! La solution est donc dans la mise en place d’un droit d’usage, contrairement à ce qu’a annoncé l’actuel PDG et qui est également élu, il n’est pas question de faire payer aux amodiataires la remise en état de l’ensemble du quai du carrousel au stade. La reprise en droit d’usage nécessitera le remplacement des pannes concernées et la création d’une installation neuve. Le montant qui sera demandé aux amodiataires ne doit concerner, à priori, que la réalisation de ces travaux.

Les études et la réalisation des travaux ne permettront sans doute pas à la commune d’être dans les temps pour la fin de l’amodiation actuelle. Si vous nous faites confiance les 15 et 22 mars prochains, nous mettrons en place, dans ce cas, une prolongation exceptionnelle aux utilisateurs.

« D’abord ne pas nuire à l’existant »

L’attribution d‘autorisations temporaires en vue d’une exploitation économique

Le critère de jugement des dossiers d’attribution mis en place dernièrement par la SOGEBA, qui stipule que le montant de la redevance annuelle, fixe l’occupation du domaine public proposé par le candidat, n’est rien d’autre qu’une mise aux enchères de l’attribution d’occupation et sera modifié. Si le dynamisme économique de notre port est l’un de nos objectifs, il ne se réalisera pas en fragilisant le tissu économique existant, notamment pour les artisans de l’aire de carénage. Nous ne faisons pas parti de ceux qui tournent le dos aux artisans et professionnels qui depuis des années participent à la vie de notre port et donc de notre ville.

Dans tous les cas et sur tous les sujets liés au port, c’est dans le cadre de la loi, la concertation et le dialogue, que nous prendrons les décisions nécessaires au bon fonctionnement de notre port et des mouillages forains.

Pierre Lerat