Pour le développement économique de Bandol.

Historiquement, c’est l’économie de la terre qui va à la rencontre de la mer pour assurer sa croissance et son renom. Ce qui s’illustre par la rue des tonneliers à Bandol.

Au XXIè siècle, il est temps de remettre de l’énergie dans l’économie Bandolaise. Le tourisme à lui seul ne pourra pas répondre au nécessaire tissu économique qu’il faudra tisser. Le modèle économique du Tourisme a considérablement changé sauf à Bandol. La carte postale d’un décor d’opérette, charmant village provençal au bord de l’eau ne résistera plus longtemps face à la digitalisation de nos vies.

Ayons l’ambition de valoriser ce qui nous est le plus précieux et le commun : La mer Méditerranée.

Fédérons la communauté de communes, le Département, la Région, l’État et l’Europe autour du potentiel économique proposé par la baie de Bandol. Non pas pour en faire un port supplémentaire mais pour y construire un projet dont l’économie viendra irriguer le territoire Bandolais. L’économie de la mer ne peut pas se résumer au seul prix d’un anneau au port. Bandol redeviendra attractive grâce à sa mer. Commençons la relance du tissu économique Bandolais par la mer par le soutien à ces secteurs d’avenirs que sont les biotechnologies, les énergies marines renouvelables, la santé avec le potentiel des molécules des grands fonds … )

L’économie de la mer pèse trois fois celle de l’automobile

Le poids de l’économie bleue s’élève à 270 milliards d’euros et représente 14% du PIB français, selon une étude réalisée par le Boston Consulting Group (BCG). Pourtant, elle est quasi absente des débats, aucun de mes concurrents annoncés à ce jour ne parle de la mer autrement que cette étendue d’eau que l’on a dans le dos quand on regarde la plage.

C’est ce qui fera dans cette campagne une de mes différences. Avec mes colistiers d’Agissons Ensemble pour Bandol, nous avons la volonté affichée de mettre au coeur de notre projet l’économie de la mer pour que le tissu économique Bandolais en profite. Principal secteur de cette économie ; les recettes générées par le tourisme de bord de mer, avant le transport maritime et la construction navale. Cette méconnaissance du potentiel de l’économie maritime est avant tout un phénomène culturel. Nos élites sortent souvent des hautes écoles d’administration une école où l’économie de la mer n’est tout simplement pas enseignée. On y préfère les labourages et pâturages de Sully aux fortes convictions maritimes de Colbert ou Richelieu comme l’explique très bien Jean-Marie Biette, auteur du livre «La mer est l’avenir de la France», aux éditions de l’Archipel.

La position exceptionnelle de Bandol, n’est pas acquise et sa pérennité dépend notamment de notre capacité à opérer avec succès le tournant de l’économie bleue et verte, en soutenant ses secteurs d’avenirs (biotechnologies, énergies marines renouvelables, dessalement), comme en accompagnant la transformation de ses activités historiques. Il nous faut comprendre que la mer a à peu près toutes les réponses aux grandes questions d’aujourd’hui : alimentation nous serons 10 milliards en 2050 avec les algues et l’aquaculture raisonnée ; la santé avec le potentiel des molécules des grands fonds (antiviraux, antivieillissement, anticancéreux), énergies avec les énergies marines renouvelables, internet avec les câbles sous-marins, terres rares pour le numérique dans les grands fonds.

Vous l’aurez compris pour nous, le tourisme s’inscrit dans un schéma global de développement économique, dont la richesse sous exploitée reste la Mer. 

Dans les 6 prochaines années, nous aurons à cœur de tout mettre en œuvre pour que l’économie de la mer irrigue le territoire de Bandol.

Ce projet passe par

Une volonté de rassembler et de favoriser une large participation de tous les acteurs de l’économie et du tourisme autour d’un projet commun. En Formalisant des engagements dans une démarche volontaire et non imposée qui se concrétiseront par la mise en place d’une charte touristique, économique et commerciale.

En rassemblant autour de la table l’ensemble des acteurs économiques de la ville et plus largement de l’agglomération, du département et de la région pour pouvoir proposer et promouvoir l’installation sur notre commune d’entreprises et d’activités liées à la mer.

Le service environnement sera redimensionné et un pôle mer et littoral sera créé, ayant notamment pour missions : la prévention, la gestion en temps réel du risque sanitaire sur les eaux de notre port et du littoral, la mise en place d’outils pédagogiques, les relations avec les entreprises du secteur en développant les partenariats ainsi que la création et la mise en place d’une charte environnementale. Ce pôle apportera également son expertise à l’ensemble des services municipaux ayant à intervenir sur ces secteurs. Il aura pour mission d’entretenir un dialogue permanent et constructif avec les administrations, les Bandolais et les associations environnementales.

Cette démarche pourra également favoriser l’emploi dans les métiers de la mer.

Ne passons pas à coté de ce formidable levier, qui dépasse le cadre local, pour preuve, le lundi 25 Novembre 2019, dans le cadre de l’acte III de Méditerranée du Futur, Renaud MUSELIER, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Président de Régions de France, et Jean-Pierre GALVEZ, Président de la Chambre de métiers et de l’Artisanat de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ont signé à l’Hôtel de Région la convention « Campus des Métiers de la Mer » en présence de Xavier LEROUX, Président de l’Université de Toulon.

-la sécurité des plages

Elle passera notamment par l’élargissement des créneaux horaires et les dates de mise en place des postes de secours. Il conviendra là aussi d’améliorer l’interopérabilité de tous les intervenants (police municipale, sapeurs-pompiers, secouristes et police nationale). C’est dans la mutualisation, l’écoute et le respect de chacun des intervenants que la sécurité des usagers des plages sera maitrisée et améliorée.

-rendre le port de Bandol attractif et la baie de Bandol attrayante. En modernisant les infrastructures d’accueil et de gestion des places. Nous devons être enfin capable d’avoir une vision exacte et instantanée des places disponibles pour permettre l’accueil des plaisanciers de passage. En mettant en avant notre capacité d’accueil notamment au niveau du quai d’honneur. Il n’est plus possible de voir des unités importantes de passage à Bandol, fuir notre port pour ne pas avoir à supporter les nuisances d’une fête foraine, qui n’a pas sa place à cet endroit. En utilisant notre baie pour l’organisation de manifestations nautiques importantes.

-remettre l’économie de la mer au cœur de la réflexion en organisant des évènements, culturels, touristiques et économique importants. En associant les services du tourisme, du développement économique et de la communication de la municipalité pour redonner à Bandol son potentiel d’attractivité.

-Trouver des synergies entre l’université de Toulon (département maritime) et le potentiel de la baie de Bandol

-Retisser des liens avec les îles 

-Intéresser les communes voisines à faire cause commune autour d’un développement économique stable, soucieux de l’environnement et tourner vers la mer.

Notre projet économique et touristique trouvera donc toute sa place dans l’intention stratégique d’un tourisme durable, et d’un territoire économique innovant.

Agissons ensemble pour Bandol, pour que la mer Méditerranée et l’économie qui s’y rattache donnent un nouveau souffle au tissu économique de la baie de Bandol

Une réflexion au sujet de « Pour le développement économique de Bandol. »

Les commentaires sont fermés