Urbanisation

Le maire ainsi que les adjoints ont la responsabilité de l’orientation de la commune et cela pour les années à venir, car nous devons garder à l’esprit que toutes les décisions sur ce sujet auront des conséquences pour nos enfants et les générations à venir.
Depuis les années 70, nous avons un Bandol qui a évolué avec des enjeux économiques.
Il faut recentrer l’urbanisme qui doit être accompagné d’une concertation avec la population. 
La réelle question est la suivante : ’’comment ne plus considérer les habitants d’un territoire comme des unités à loger mais comme des acteurs ?’’
Les espaces publics se doivent d’être de qualité, les arbres doivent redevenir notre poumon vert et doivent venir participer à la lutte contre le réchauffement climatique.
La végétation est dorénavant un outil qui doit faire partie de la panoplie de l’aménageur et de l’urbanisme, et il doit redevenir l’élément architectural et esthétique de la ville.
La nature participe à l’embellissement du mieux urbain donc au bien-être des habitants.
Un autre point me tient particulièrement à cœur : en 50 ans de densification de la ville, aucun maire ne s’est réellement arrêté sur le problème de la zone de stockage des eaux pluviales. La mise en place de bassins de rétention des eaux est une action qui ne peut, vu son coût, que s’inscrire dans un plan d’aménagement s’étalant sur plusieurs années.

Des drames humains ont conduit la législation à imposer localement et d’une manière drastique un plan de prévention des risques d’inondations (PPRI)
Bandol par sa typologie et sa forte densification doit prévoir en amont des bassins de rétention.
Aucun maire ne s’est réellement attaqué au problème, pourtant il existe des solutions dans le cadre des futurs projets mais aussi dans le tissu urbain existant. Dés 1984, avec le rapport du cabinet conseil « Daragon » les différentes municipalités qui se sont succédé étaient informées des difficultés, et des risques. Les services techniques avaient à la suite de ce rapport effectué des propositions concernant les aménagements nécessaires. Le schéma directeur du pluvial comportait 48 points à mettre en œuvre en identifiant parfaitement les sites géographiques concernés. Nous nous engageons à mettre à jour ce document et à initier un plan d’action pluriannuel pour combattre les évènements climatiques dévastateurs. Ces travaux auront un coût très important pour la commune et leurs réalisations dépasseront le cadre d’un mandat. Nous débuterons les travaux nécessaires et nous engagerons Bandol dans cette voie indispensable pour la sécurité des biens et des personnes.

Nous nous engageons également à limiter au maximum l’imperméabilisation des sols et à engager une révision du PLU de manière concertée pour y parvenir.

Concernant l’urbanisation la loi SRU (qui depuis 2000, impose aux communes de disposer d’un nombre minimum de logements sociaux sans prendre en compte les particularités de chaque territoire) les objectifs imposés par l’état sont parfaitement irréalisables. Que ce soit en terme de fonciers disponibles ou des infrastructures structurelles nécessaires à l’augmentation de la population qui en découlerait, Bandol n’a pas la possibilité de se mettre en conformité. Nous ne pouvons pas accepter de voir se produire des évènements comme la transformation d’une résidence de tourisme en logements sociaux. Nous agirons dans le dialogue avec la Préfecture sur ce que Bandol peut réellement réaliser. Notre priorité est bien de ne pas transformer Bandol en banlieue dortoir d’une métropole, mais de garder notre âme provençale.

Nous nous appuierons sur les prévisions de croissance démographique à l’horizon 2030 sur le travail effectué sur le SCOT2 Schéma de Cohérence Territoriale, qui a l’avantage d’être bien plus proche de la réalité du terrain que des lois imposées par des technocrates dénués d’ancrage territorial. Attachons-nous à permettre aux Bandolais d’avoir des logements décents en nous concentrant en premier lieu à la réhabilitation des logements existants et en laissant à notre ville son identité provençale.

Voici les enjeux pour mon mandat :

1 : Engager une révision du PLU en concertation avec l’ensemble des acteurs.
2 : Préserver et développer les espaces verts et la végétalisation.

3 : Mettre en place un plan à long terme pour la création de bassins de rétention des eaux.